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ASSURANCE MALADIES GRAVES : CE Que vous devez savoir

23 janvier 2019

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Depuis quelques jours, l’assurance maladies graves (AMG) fait beaucoup parler d’elle.

Vous avez souscrit ce produit par l’entremise d’un conseiller certifié et vous vous interrogez sur l’étendue de votre couverture ? Vous avez des questions mais ne savez pas à qui vous adresser ? Qu’êtes-vous en droit d’attendre de votre conseiller ?

Qu’est-ce que l’assurance maladies graves (AMG) ?

L’AMG est une protection personnelle qui vous garantit un dédommagement si vous êtes atteint d’une ou plusieurs maladies graves, dans la limite des restrictions prévues au contrat que vous avez signé. Ce contrat comprend une liste de plusieurs maladies, dont le nombre varie selon l’assureur ou le produit. Si vous êtes atteint par l’une de ces maladies pendant que vous êtes couvert par cette assurance, l’assureur vous versera une somme précise (indemnité) selon les détails inclus dans le contrat. Vous pourrez utiliser le montant reçu pour obtenir des soins à l’étranger, payer des soins à domicile, devancer votre retraite, etc.

L’AMG couvre une liste déterminée de maladies très précises et cette liste varie d’un contrat à l’autre. Vous devez être conscient que ce ne sont pas toutes les maladies graves qui sont couvertes par ce type d’assurance.

Par ailleurs, pour que la prestation soit versée, il faut que la maladie diagnostiquée corresponde exactement à la définition du contrat et qu’elle ne fasse pas partie des exclusions (voir les exemples d’exclusions courantes ci-dessous).

Exemples de risques qui sont souvent couverts par l’AMG :
  • accidents vasculaires cérébraux;
  • crises cardiaques;
  • cancers qui représentent un danger de mort;
  • brûlures sévères;
  • cécité;
  • maladie d’Alzheimer;
  • maladie de Parkinson;
  • sclérose en plaques.
Exemples d’exclusions courantes :
  • cancers qui surviennent dans les 90 jours suivant la date de prise d’effet de la police;
  • carcinome in situ, ce qui inclut plusieurs cancers du col de l’utérus;
  • cancer de la prostate au stade T1A ou T1B;
  • cancer de la peau en l’absence de métastases;
  • les maladies qui résultent directement ou indirectement d’un abus d’alcool ou de drogue sont aussi généralement exclues.
Différence avec l’assurance invalidité :

L’assurance invalidité compense une perte de revenus en cas d’incapacité à travailler à la suite d’un accident ou d’une maladie. Le montant reçu ne sera jamais supérieur au revenu de l’assuré

À qui m’adresser si j’ai des questions ?

Il n’est pas toujours évident de bien comprendre son contrat d’assurance, c’est pourquoi l’accompagnement d’un professionnel certifié est fortement recommandé.

Il ne faut pas hésiter à questionner votre conseiller et ne surtout pas essayer d’interpréter le contenu du contrat quand vous avez un doute. En effet, un terme compris dans son sens commun peut prendre un sens différent dans un contrat d’assurance. De plus, la définition des maladies graves couvertes au contrat peut avoir un sens différent d’un assureur à l’autre, c’est pourquoi il ne faut surtout pas essayer d’interpréter le contenu du contrat quand on a un doute.

Certes, votre conseiller ne peut humainement connaître tous les détails / technicalités médicales de ce type d’assurance mais il peut communiquer avec un spécialiste de ces produits, par exemple au sein du cabinet pour lequel il travaille ou auprès de l’assureur directement pour demander des précisions. Il pourra aussi vous diriger vers la ressource pertinente, le cas échéant.

C’est le rôle de votre conseiller de vous expliquer les exclusions et les garanties. Il doit s’assurer que vous comprenez le produit auquel vous avez souscrit, car il engage sa responsabilité professionnelle.

Quels sont les bons réflexes à adopter ?

N’hésitez pas à repasser la police en revue avec votre conseiller afin de bien saisir les avantages et limitations de votre contrat d’assurance.

Posez-lui toutes les questions que vous ressentez le besoin de poser, sans vous censurer.

Informez-vous !

Quels sont vos recours en cas de problème avec un conseiller ?

Si vous avez des préoccupations quant au travail de votre conseiller, expliquez-lui ce qui vous inquiète.

Si la situation ne s’améliore pas, adressez-vous au cabinet ou au courtier auquel votre représentant est rattaché, s’il y a lieu, pour tenter de parler à un autre représentant ou au directeur du cabinet ou du courtier.

Vous pouvez également formuler une plainte auprès de la Chambre de la sécurité financière.

Ce que dit le Code de déontologie de votre conseiller :

12. Le représentant doit agir envers son client ou tout client éventuel avec probité et en conseiller consciencieux, notamment en lui donnant tous les renseignements qui pourraient être nécessaires ou utiles. Il doit accomplir les démarches raisonnables afin de bien conseiller son client.

13. Le représentant doit exposer à son client ou à tout client éventuel, de façon complète et objective, la nature, les avantages et les inconvénients du produit ou du service qu’il lui propose et s’abstenir de donner des renseignements qui seraient inexacts ou incomplets.

14. Le représentant doit fournir à son client ou à tout client éventuel les explications nécessaires à la compréhension et à l’appréciation du produit ou des services qu’il lui propose ou lui rend. »

Nos experts sont là pour vous aider !

D’autres questions ? N’hésitez pas à communiquer avec la Chambre.