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Jean-Luc met son grain de sel à l’AGA

10 septembre 2018

Les ateliers précédant la prochaine assemblée générale annuelle de la Chambre seront animés par nul autre que Jean-Luc Mongrain. L’objectif de l’animateur, dont la réputation n’est plus à faire : provoquer la discussion.

CSF : Pourquoi avoir accepté d’animer les ateliers de l’AGA de la Chambre ?

Jean-Luc Mongrain : Je l’ai fait par le passé pour plusieurs ordres et associations professionnelles. Ces organismes se trouvent souvent confrontés à des enjeux importants, dont leurs membres ont intérêt à bien comprendre la dynamique. Bien sûr, dans le cas qui nous occupe, l’exemple le plus criant reste le projet de loi 141, qui a mis de l’avant la méconnaissance du rôle de la Chambre.

Les professionnels ont trop souvent tendance à considérer leur assemblée annuelle comme une simple rencontre parmi d’autres. Quelques centaines de membres seront présents à l’AGA de la Chambre, mais cet organisme en compte des milliers ! Ce n’est pas « juste une réunion », mais un rassemblement important pour aborder des sujets préoccupants. Les absents ont toujours tort.

 

CSF : À quels sujets de réflexion pensez-vous ?

JLM : Les nouvelles technologies, par exemple, imposent une remise en question aux professionnels des services financiers. Vous savez, bien des métiers ont été anéantis par des avancées technologiques. Quand j’ai débuté dans le journalisme, au milieu des années 1970, les linotypistes étaient essentiels à l’impression. Ils ont disparu rapidement avec l’avènement de l’infographie par ordinateur. De nos jours, les professionnels du conseil financier se voient défiés par l’évolution technologique. On le constate avec les conseillers-robots, par exemple. Comment peuvent-ils composer avec ces nouvelles réalités et développer des méthodes afin de continuer à bien servir leurs clients ?

 

CSF : Quelle sera votre contribution à une telle assemblée ?

JLM : Mon rôle est de provoquer la discussion. Il faut susciter une prise de conscience face à certains enjeux et pousser les gens à s’exprimer. Une telle assemblée constitue aussi une belle occasion de démontrer l’importance de s’engager pour sa profession et la protection du public.

 

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CSF : Faites-vous affaire vous-même avec des professionnels du conseil financier ?

JLM : Oui, bien sûr. C’est important. Cela dit, je n’hésite pas à solliciter un second avis quand ils me proposent quelque chose. Un conseiller, ce n’est pas un ami, c’est un professionnel qui travaille pour vous. Je trouve incroyable que des gens investissent leur argent durement gagné sans poser de questions. Moi, j’interroge mes conseillers, je les rencontre régulièrement. C’est une collaboration.

 

CSF : Croyez-vous que les Québécois comprennent mieux les finances qu’il y a 10 ou 15 ans ?

JLM : Malheureusement, non. Pendant longtemps, il n’y a pas vraiment eu d’éducation économique et financière dans les écoles. Les médias et les professionnels du conseil financier ont aussi leur rôle à jouer sur le plan éducatif. Les Québécois se préoccupent beaucoup de leur santé, mais leur épargne est souvent composée un peu n’importe comment.

Cela a aussi un impact sur leur vulnérabilité à la fraude. J’ai eu trop souvent l’occasion, au cours de ma carrière, d’échanger avec des gens floués par des personnes sans scrupules... Les Québécois doivent comprendre l’importance de faire affaire avec des conseillers certifiés.

 

Comment percevez-vous le rôle de la CSF ?

JLM : La Chambre est un organisme qui protège les consommateurs, soit les clients des conseillers. Les conseillers ont donc tout intérêt à s’investir dans cet organisme qui est l’enseigne de leur professionnalisme !

 

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