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Pas de littératie financière sans conseillers !

27 novembre 2019

De gauche à droite : Todd Saulnier, Andrée Bonneville, Marc Beauchemin, Nathalie Bachand et Sophie Mayrand

 

Me Marc Beauchemin, directeur aux affaires juridiques et réglementaires de la CSF, a eu l’occasion de rappeler l’importance du conseil professionnel dans le cadre d’un panel organisé par l'ACARR mardi dernier.

L’Association canadienne des administrateurs de régimes de retraite (ACARR) organisait un panel sur la littératie financière, la préparation de la retraite et la gestion de l'anxiété le 19 novembre dernier, à Montréal.

La séance était animée par Todd Saulnier, président du Comité de politiques nationales et membre du comité exécutif de l’ACARR. Elle réunissait Nathalie Bachand, planificatrice financière et présidente de Question Retraite, Andrée Bonneville, directrice principale, rémunération globale, chez Métro inc., Sophie Mayrand, directrice, investissements, chez WealthSimple et Me Marc Beauchemin, directeur aux affaires juridiques et réglementaires de la CSF.

Les quatre conférenciers ont pu s’exprimer sur des sujets variés, dont les moyens, selon eux, d’améliorer la littératie financière des consommateurs, la complexité des produits financiers, les conséquences du stress financier sur la santé, les risques qu’engendre un faible niveau de littératie sur la préparation de la retraite, ou encore le rôle des différents intervenants du secteur financier.

Me Beauchemin a rappelé l’importance de la mission de protection du public de la CSF et notamment le volet préventif de celle-ci, grâce à la diffusion de nombreuses informations pour les consommateurs sur ses différentes plateformes et dans le cadre de partenariats de contenu (avec Protégez-Vous et la Fadoq, par exemple). 

Il a également souligné que s’il ne fait aucun doute qu’un bon niveau de littératie financière est crucial pour bien préparer sa retraite, on ne peut demander à tout un chacun de devenir un expert. « Le consommateur ne peut pas avoir les mêmes connaissances qu’un professionnel qui détient un permis de pratique, qui suit de la formation continue obligatoire, qui maîtrise bien les produits, les concepts complexes et les enjeux... », a-t-il expliqué.

À ses yeux, il est important de savoir quand et comment faire appel à un professionnel certifié, lequel aidera à la prise de décisions éclairées et à la planification de la retraite, et permettra du même coup d’améliorer son bien-être financier et de réduire son stress.

« Souvent, les gens viennent nous consulter alors qu’ils sont proches de la retraite. Ils se sont documentés, ils ont glané des informations sur le Web… mais ils sont incapables de les appliquer à leur propre situation. Les gens sont instruits, mais qui dit information accessible dit aussi informations contradictoires. Ce n’est pas évident de s’y retrouver seul », a pour sa part illustré Nathalie Bachand.

« Le conseiller est un intervenant qui accroît la littératie de ses clients. On parle alors de littératie financière adaptée à MA situation et à MES besoins. Rien ne remplace une bonne discussion », a renchéri Marc Beauchemin.

Andrée Bonneville a pour sa part mis l’accent sur le manque d’intérêt des salariés envers les programmes mis en œuvre par Métro, et ce malgré les efforts de l’entreprise : « Nous avons mis un calculateur à disposition, conçu des formations de type investissements 101, créé un programme de bien-être… le manque d’intérêt demeure le frein principal », a-t-elle déploré.

« Les gens veulent de l’humain, c’est pour ça qu’ils nous consultent. C’est de la psychologie qu’on fait », a conclu Nathalie Bachand.

Tous les intervenants se sont accordés sur le fait que l’éducation aux finances personnelles devrait commencer très jeune et qu’il fallait adapter les messages et le style de communication à l’âge des différents publics-cibles.

Ayant appris davantage sur l’encadrement des professionnels en services financiers au Québec, ainsi que l’existence du tout récent « RMAD », M. Saulnier s’est finalement exclamé : « Mais vous avez les solutions à tout au Québec ! Il faut qu’on prenne exemple sur vous ! »

Après 15 ans, les consommateurs qui ont recours à des services-conseils ont accumulé près de 4 fois plus d’actifs que ceux qui n’ont pas consulté.

Source : The Gamma factor and the value of financial advice, Cirano, 2016

 

Quelques chiffres sur le stress financier

  • 40 % des travailleurs canadiens se sentent dépassés par leur niveau d’endettement 
  • 48 % disent avoir perdu le sommeil en raison de soucis financiers 
  • 35 % dépensent la totalité de leur salaire net ou même plus
  • 44 % disent qu’ils auraient de la difficulté à respecter leurs obligations financières s’ils recevaient leur paie en retard
  • 37 % disent qu’ils devront retarder leur retraite parce qu’ils n’auront pas épargné assez d’argent

Source : ACFC

 

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